31. mai 2022

Berne: Nouvelle loi sur l’énergie

Berne, le 9 mars 2022

Le Grand Conseil a adopté aujourd’hui la nouvelle loi sur l’énergie par 147 voix contre 0. Pour le canton de Berne, cela signifie avant tout une amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments et davantage d’énergie renouvelable dans le domaine du chauffage.

En ces temps de hausse des prix du pétrole et du gaz, plus personne n’a souhaité défendre les énergies fossiles dans le secteur du bâtiment lors des consultations actuelles, contrairement à ce qui s’était passé il y a trois ans, lorsque la révision de la loi sur l’énergie avait été rejetée lors d’un référendum. La résistance de l’époque ne s’est pas ressentie lors de la deuxième lecture d’aujourd’hui. Les fluctuations auxquelles les propriétaires ont été exposés au cours des derniers mois ont été bien trop importantes. Et le rôle des énergies fossiles dans la politique internationale est bien trop insuffisant. Il était donc logique que le Parlement fixe aujourd’hui les conditions-cadres de manière à ce que l’énergie soit utilisée de manière efficace dans le secteur du bâtiment et provienne, si possible, de sources renouvelables. Par la même occasion, le Grand conseil a également pris ses responsabilités, en dissipant les incertitudes et en créant de la stabilité pour l’avenir.

Pour les propriétaires, la nouvelle loi sur l’énergie signifie que, lors du remplacement de leur chauffage au mazout ou au gaz, ils doivent soit prendre des mesures d’efficacité, soit s’équiper d’un chauffage à énergie renouvelable. Les mesures à prendre sont soutenues financièrement par le canton. L’objectif est une entrée en vigueur au 01.10.2022.

Avec le conflit ukrainien, le débat sur l’approvisionnement énergétique est placé sous une triste étoile. « Notre dépendance aux énergies fossiles se dévoile aujourd’hui de façon accablante. S’en affranchir du jour au lendemain impliquerait de consentir des dépenses considérables », a déclaré Jan Remund, député des Verts au Grand Conseil et président de l’aeesuisse Berne. Mais alors, que peut-on faire ? « Nous devons à l’avenir nous positionner de manière à utiliser les énergies renouvelables disponibles au niveau régional. Après avoir fixé ce nouveau cap dans le domaine du chauffage, il s’agit à présent de nous attaquer sans tarder à celui de l’électricité ». Tous les partis s’accordent sur la nécessité d’agir dans ce domaine. « Les conditions ne sont pas encore idéales pour le développement du photovoltaïque », a souligné Peter Dütschler du PLR, « c’est pourquoi nous devons travailler d’arrache-pied à l’exploitation du potentiel existant et à la création de conditions-cadres appropriées pour la production d’électricité ».